Le dimanche 19 juillet 2026, avait lieu à Perpignan, la déclinaison départementale de la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux « Justes » de France. Le déroulement en fut classique : allocutions, dépôts de gerbes des autorités présentes, associations, élus, préfectures, et Marseillaise après la minute de silence.
Le préfet Pierre Regnault de la Mothe était entouré des élus de la République comme la députée Sandrine Dogor-Such. On notait la présence d’Agnès Langevine vice-présidente de la région Occitanie, de Jean Roque représentant d’Hermeline Malherbe présidente du conseil départemental, de David Tranchecoste représentant Louis Aliot maire de Perpignan, du lieutenant-colonel Chapuis délégué militaire départemental.
Le deuxième rang protocolaire était composé de Renaud Schouver, directeur de l’ONaC-VG, et des représentants des directeurs départementaux.
Dans les Pyrénées-Orientales, 26 personnes ont été reconnues Justes parmi les Nations pour avoir sauvé des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, souvent au péril de leur vie. Parmi eux, 10 reposent dans des cimetières du département, notamment à Canet, Maury, Finestret, Codalet, Millas, Prades et Rabouillet.
Une convention a été signée avec l’association Yad Vashem France et le Souvenir Français pour garantir la sauvegarde mémorielle de ces sépultures.
Aussi, une forte délégation du Souvenir Français avait-elle tenu à assister à cette cérémonie, avec le général Jean Philippe Lasvenes, délégué départemental, le général Gilles Glin, président du comité de Perpignan, David Tranchecoste, vice-présidents du comité de Perpignan, Jacques Jourda, président du comité de Saint André, Jacque Bonafos, vice-président du comité de Claira, et leurs portes drapeaux comme Hervé Damon pour le comité de Perpignan.
Lors de leurs interventions, Philippe Benguigui, pour l’association Zakhor -La Mémoire et Mordekhaï Bensoussan le grand Rabbin de la Région Occitanie, ont insisté sur le retour de l’antisémitisme en France sous couvert d’antisioniste.
Le préfet Pierre Regnault de la Mothe a lu le message mémoriel de la ministre déléguée Alice Rufo, Ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants :
« Il y a une semaine, le 12 juillet, le Président de la République, Emmanuel Macron, appelait toutes les communes de France à faire pleinement rayonner leur exemple : « Il est temps désormais que sur chaque maison, chaque immeuble, chaque lieu où des Juifs furent abrités, hébergés et sauvés soient apposés les noms des Justes qui les sauvèrent de la barbarie nazie. » Il rappelait que la vigilance est un devoir.
Car cette mémoire n’est pas seulement celle d’un crime passé. Elle nous montre ce que deviennent les institutions lorsqu’elles cessent de servir la vérité, la justice et le respect de la dignité humaine. Face à un régime criminel qui avait voulu effacer jusqu’aux termes de notre devise nationale ; les Justes en préservèrent le sens et la force. Ils nous lèguent la mission de servir à notre tour, dans chacune de nos vies, contre toute forme de haine, de racisme et d’antisémitisme, ces valeurs par lesquelles une part de l’ordre du monde a été sauvée : Liberté, Égalité, Fraternité. »
Le Souvenir Français s’y emploie !







